Ne vieillis jamais!

Le roi Salomon appelait le mauvais penchant: «Le vieux roi fou».

« Fou » parce qu’il me donne un mauvais conseil.

« Roi » parce que c’est trop facile de lui obéir.

Et Rabbi Nathan enseigne qu’il est « vieux » … parce qu’il me fait me sentir vieux.

Mon moi inférieur essaie de me dire: « Ça n’a pas marché jusqu’à maintenant… ça ne marchera jamais. Tu n’as pas changé jusqu’à maintenant… tu ne le feras jamais. Tu as échoué tant de fois auparavant… ce sera toujours le cas. »

Mon yetzer hara entraîne mon passé imparfait dans mon présent et l’utilise pour effacer mon avenir.

Quelle est la solution? Ne vieillis jamais. Rabbi Na’hman a dit: « Je n’aime pas un vieux Hassid; Je n’aime pas un vieux Tsaddik. Ne vieillis jamais! »

Le « vieux » est l’équivalent de l’abandon. Le frais – le renouveau est ce qui va changer ma vie.

Comment puis-je rester « neuf », alors? Quand je me sens embourbé dans le passé, je dois me rappeler: «Je viens de naître, c’est le premier moment de ma vie!»  Ce moment n’a jamais existé, et c’est vrai – c’est le premier instant de ce moment, c’est entièrement nouveau !

Ce que j’ai appris de Rabbi NaHman et M. Miyagi

Je pensais avoir compris le pouvoir de la prière, jusqu’à ce que j’aille à Ouman. Bien avant que je me reconnecte avec le Judaïsme, je me sentais connecté à D.ieu. Cela me semblait insensé qu’un univers surgisse de nulle part et sans raison. Je voulais connaître notre Créateur. J’ai essayé plusieurs moyens et divers chemins: philosophie, méditation, sports d’endurance, musique trance, arts martiaux. J’arrivais à capter ça et là des bouts de Divin, mais la prière était rarement de la partie. Il y a vingt ans, je suis “retourné” au Judaïsme. Mon lien avec la prière était plus solide puisque je mettais les tefilin et priais tous les matins. Mais les moments qui m’émouvaient le plus étaient ceux partagés avec une communauté dansant et chantant dans le style du Rav Shlomo Carlebach.

Puis, cet automne [NdT:à Roch Hachana], j’ai été à Ouman en Ukraine, pour prier sur la tombe de Rabbi NaHman de Breslev. Et j’ai vécu quelque chose d’un autre niveau. Beaucoup de gens prient avec ferveur, mais les Breslevers, élèves/suiveurs du feu leader Hassidique Rabbi NaHman, y ajoutent une touche personnelle: l’Hitbodedouth. En gros, ils déversent leur coeur comme s’ils parlaient avec leur meilleur ami. Ils le font à haute voix, tous les jours et souvent avec de véritables larmes. Devant ce “spectacle”, certains penseraient qu’ils sont fous. Pas moi.

Ce rassemblement à Ouman est à comparer à un “Burning Man Juif”. Il y a bien sur de la créativité, mais la décadence et les substances en moins – au mieux limitées généralement à un peu de Whisky. L’expérience humaine est par intermittence forte, sainte et contemplative.

Deux moments se distinguent. Autour du Kever, la tombe de Rabbi NaHman, il y a une grande synagogue où l’on prie 24/7 seul ou en petits groupes. Vous entendez des cris d’une sincérité déchirante. J’ai visité les tombes de beaucoup de Saints en Israël. Chacune à sa propre énergie. Celle de Rabbi NaHman était électrique. J’ai senti sur la tombe un flux de lumière me traverser et lorsque j’ai demandé conseil pour savoir sur quoi commencer à prier, la réponse est venue instantanément. En tant que “Le Talmudiste Accidentel”, je partage ce que j’aime à propos du judaïsme avec une large audience au quotidien. J’ai donc prié avec beaucoup de ferveur pour je puisse être un canal adéquate pour la lumière de D.ieu, sans l’obscurcir ou la limiter à cause d’un ego mal placé. Cette prière me donne désormais des forces avant chaque vidéo live sur internet. Le second moment s’est déroulé dans une immense tente, en chantant un “nigoun” (mélodie hassidique sans parole) avec 2500 autres personnes dans une sorte de rugissement tribal qui a certainement percé le firmament. C’était une extase, c’était revivifiant et je voulais juste que ça dure éternellement. N’importe quel bonhomme autour de moi était comme un frère et nous étreignons de parfaits inconnus toute la journée. Mis bout à bout, ces moments m’ont suscité des moments de clarté.

A Ouman, je n’ai pas juste prié pour une longue vie, la santé, l’amour et la réussite dans mon travail. Ces demandes sont essentielles pour tout le monde, et c’est bien de les faire, mais trop souvent elles échappent à notre contrôle. Ce pour quoi j’ai prié c’était d’avoir un but clair, la force de l’atteindre et une franche humilité plutôt qu’une certitude arrogante. Et dès que j’ai demandé de l’aide pour ces qualités, j’ai physiquement senti que ma prière avait été entendue.

 

Dans le film “Karaté Kid” de 1984, un ado harcelé par ces nouveaux camarades demande à un homme d’entretien et maitre de karaté , M. Miyagi, une leçon pour l’aider. Tout ça pour apprendre à laver et polir des voitures. “Cirer, Lustrer. Main gauche, Main droite.” ne cesse de lui dire M. Miyagi. Et bien sur le gosse a de nouveau l’impression d’être blousé jusqu’à que ces mouvements lui permettent de parer un coup de poing. Il réalise alors qu’il n’a fait que s’entraîner et qu’il peut désormais se défendre lui-même avec force et grace.

C’est exactement la même chose avec la prière. Nos mots et mouvements peuvent facilement devenir machinaux. Nous accomplissons le commandement, mais ce n’est que dans les moments d’intensité que nous ressentons sa force. J’ai ressenti cette intensité à Ouman.Hélas, de tels pics sont de courte durée, et je dois prier régulièrement pour continuer à développer ces qualités indispensables. Heureusement, une trace de l’énergie d’Ouman est revenue avec moi. Je le sens en écrivant ces mots. Je la sens plus quand je prie. Ce genre de prière est une action. Elle guérit. Elle répare. Et cela favorise la paix dans le monde.

 

Traduit et adapté d’un article en anglais de Salvador Litvak facebook.com/accidentaltalmudist paru sur http://jewishjournal.com/opinion/accidental-talmudist/226751/learned-rebbe-nachman-mr-miyagi/ 

Accroche-toi et patience !

Rabbi Nathan nous a enseigné qu’il y a un remède puissant qui nous permet d’éviter d’être découragé par nos épreuves, nos chutes et échecs, spécialement quand on a des aspirations spirituelles et qu’on a du mal à les rendre réel.

Cela s’appelle: Patience.

« Patience » ne veut pas juste dire ne pas s’inquiéter quand le bus ne passe pas à l’heure ou qu’on est bloqué dans les bouchons ou lors d’une attente interminable d’un ami en retard.

Le point fort de la patience est qu’on s’exerce, en acceptant notre situation telle qu’elle est et soi-même, tel qu’on est. On alimente la patience par la confiance qu’Hashem renouvelle constamment la création à tous les instants et que même si notre situation à cet instant n’est pas exactement comme on le souhaite, le changement est toujours possible. Il n’y a pas de situation irréparable.

La patience est nourrie par la foi dans la miséricorde et la compassion d’Hashem. Si, jusqu’à présent, je n’ai pas vu les progrès que j’ai désiré, cela ne signifie pas que je ne les ferai jamais. Je peux être patient et m’accrocher, et permettre au renouveau constant de la création de s’occuper de moi aussi.

Adaptation et traduction libres du Breslov.org

Campagne de soutien au Centre Breslev Francophone

Aujourd’hui nous transmettons un message pour un campagne d’aide au centre Breslev Francophone de Jérusalem tenu par le Rav Ifrah.

Regardez, Donnez et partagez !

https://thechesedfund.com/cause/entretien-beit-hamidrash

Bonjour à tous!

Merci de nous aider à faire vivre le Centre Breslev; en effet aujourd’hui tout coûte et on a besoin de votre aide pour continuer à diffuser les cours extraordinaires des enseignements de Rabbi Nachman, transmis par rav Avraham Ifrah, ainsi que l’entretien du beit Hamidrash et toutes les autres activités en cours…

Qu’Hachem vous donne le mérite de participer à cette grandre mitsva de tsédaka pour aider Am Israel à travers la propagation de notre sainte Torah.

https://thechesedfund.com/cause/entretien-beit-hamidrash

Il n’y a pas d’endroits loin de Lui

Qu’est ce qu’on veut dire quand on dit qu’on se sent loin d’Hachem ?

Que signifie la notion de « loin » appliquée à Hachem, qui est absolument partout ?

Un des Noms que nous utilisons pour Hachem est « HaMakom » – La place/ l’endroit. Les Sages enseignent, « Il est la Place du monde mais le monde n’est pas sa place. » Toutes les lieux sont reliés à Lui mais il n’est pas confiné à un espace du tout.

Si je me sens loin, c’est parce que j’ai peut être oublié qu’Hachem est La Place du Monde – il n’y a pas d’endroits éloignés de Lui. Et si c’est le cas,  tout ce dont j’ai besoin pour me sentir proche de nouveau… c’est de me souvenir que juste ici, peu importe où je suis ou ce que je traverse, je suis déjà dans la Place où Il se trouve.

 

Le mois de Tevet, pour s’occuper des autres.

Donner la tsédaka est un acte de jugement puisque nous devons calculer/choisir à qui nous allons donner, comment, quand, combien, etc… La motivation la plus forte semble être l’empathie – la capacité de s’identifier à une personne et ressentir ses souffrances et émotions. Cela nous conduit à aider de n’importe quel moyen.

Parfois, le mieux qu’on puisse donner est un coeur ouvert et une oreille attentive, et ce n’est pas un petit cadeau, parce que parfois cet élan de sympathie donne suffisamment d’énergie à une personne souffrante pour sortir la tête de l’eau.

Le mois de Tevet est associé à la tribu de Dan, la dernière dans la lignée des tribus, les « cueilleurs ». Cela signifie qu’ils ont accueilli des Juifs qui avaient été éjectés de leurs tribus à cause de l’impureté ou d’un péché: ils les ramenaient dans le royaume de la sainteté. Ce mois est un moment idéal pour tourner notre regard vers l’extérieur pour trouver la personne laissée pour compte spirituellement ou psychologiquement qui attend juste que quelqu’un lui tende la main et la ramène.

 

Petite prière inspirée de cet enseignement: 

Hachem, de la même manière que je prie pour moi,

S’il Te plait, Donne-moi l’opportunité de prier pour mes frères Juifs, 

d’aider les égarés par mon attitude, mon coeur ouvert et ma joie d’être Juif.

 

Et toi, qui va tu aider ce mois-ci ?

 

Tu pries. Mais as-tu pensé à tes frères ?

Il était une fois, deux frères qui avaient grandi dans la plus grande misère. Lorsqu’ils eurent grandi, l’ainé décida de partir tenter sa chance dans une autre ville.

« Ne vous inquiétez pas » leur dit-il. Je ne vous oublierai jamais. « Dès que je commencerai à gagner de l’argent, je vous en enverrai. »

Mais son nouvel univers l’en détourna rapidement. Il travailla dur pour s’installer et commença à faire fortune, mais oublia vite sa promesse. La nouvelle de sa richesse parvint aux oreilles de son jeune frère qui pendant ce temps se démenait pour subvenir à ses propres besoins et ceux de son père vieillissant. Le cadet décida donc d’aller le retrouver pour lui demander de l’aide.

Au terme d’un long et difficile voyage, le jeune arriva à la somptueuse résidence de son frère. Mais le majordome refusa de laisser entrer le jeune homme en guenilles. « Annoncez à mon frère que je suis là ! cria-t-il. Il vous confirmera qui je suis. »

Reconnaissant la voix, l’ainé craignit qu’on ne l’assimile avec ce misérable. Quand le serviteur vient annoncer qu’une personne prétendant être son frère s’était présentée à la porte, il rétorqua: « Je n’ai pas de frère. ».

Le pauvre jeune homme s’en retourna donc sans un sou et l’ame en peine chez son père.

Plus tard, la même année, le fils riche apprit que son père était agonisant. Plein de remords et d’amertume, il se rendit au taudis qu’habitait sa famille dans l’espoir que son père le pardonnerait et le bénirait malgré tout. Luxueusement vêtu comme à son habitude, il frappa à la porte. Son jeune frère lui ouvrit sans dire un mot et le conduisit au chevet de son père.

« Père, c’est moi, votre fils ! dit-il en pleurant. Je regrette terriblement de vous avoir abandonnés. Pardonnez-moi ! Bénissez-moi.

– Un autre fils ? répondit le père d’une voie faible. Mais je n’ai qu’un seul fils… Si mon fils n’a pas de frère comment pourrais-je avoir un autre fils ? »

Pour recevoir la bénédiction de son Père, un Juif doit commencer par se définir lui-même comme frère des autres Juifs. En reconnaissant ce qui les lie les uns aux autres, les Juifs méritent leur titre d’enfants d’Hachem, qui est le Père aimant de tous les Juifs. C’est là le sens de la dernière bénédiction de la Amida, dans laquelle nous prions pour la paix: « Barékhénou Avinou Kéekhad – Bénis-nous, Père, comme si nous étions un. »

 

Extrait de la leçon du Jour 107 du livre « Priez avec Feu – 2 » du rav Heshy Kleinman

Hanouka, Un petit pas pour l’homme, Un grand pas pour l’humanité…

Cours Video du Rav Ifrah sur Hanouka tiré du Likoutey Halakhot de Rabbi Nathan d’après les enseignements de Rabbi NaHman !

Extraits :

« Ça commence demain avec le premier coup de manivelle offert par Hachem. Puis le deuxième soir, c’est 1 plus 1. Le troisième 1 plus 2, jusqu’au 8ème jour. Celui qui est au dessus de la folie de ce monde. Au dessus de télé 7 jours. Au dessus du canard enchaîné. C’est la libération. Croyez en vous. Vous êtes milliardaires. Ne vous découragez pas. La guerre est fini, ne quittez pas votre poste de combat maintenant, car c’est le moment de savourer votre victoire. La toupie va tout inverser. Virage a 360°. C’est le moment des cadeaux. On reprend l’antenne. Le capteur pour recevoir la bonne fréquence : la 1ere petite bougie de Hanouka. Le message radio : ‘’Je vous aime infiniment, sans conditions et je vous prend comme vous êtes’’. Nous et Toi, finalement, c’est une longue et belle histoire d’amour. Ne l’oublions pas. »