Le pont très étroit

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Le pont est étroit mais il s’étend jusqu’à une autre rive.

Même les personnes qui ne sont pas familières aux enseignements de Rabbi NaHman ont déjà entendu ce célèbre cri d’encouragement:  « Tout le monde doit traverser un pont très étroit dans ce monde. L’important c’est de ne pas avoir peur. »

Il y même une chanson populaire qui reprend ces mots. Mais quand j’ai commencé à étudier les écrits de Rabbi NaHman, j’ai remarqué que cette version diffère légèrement de l’originale. En effet, dans la chanson, on trouve à la fin les mots: « Lo Léfakhed Klal » soit « il ne devrait pas avoir peur ».

Dans l’originale, Rabbi NaHman écrit « Shélo Yipakhed Klal » le verbe est réflexif et cela veut dire littéralement « Il ne devrait pas SE faire peur ». Cette manière réflexive d’écrire exprime une action qu’on réalise pour soi-même. Pas qu’une personne nous fasse quelque chose, ou que l’on la fasse à quelqu’un ou encore que ça nous arrive « par hasard ». Mais quelque chose qu’on fait à soi-même.

Le Tsaddik m’a déjà appris que je dois m’attendre à ce que la vie soit parfois déroutante mais aussi que je n’ai aucune vraie raison d’avoir peur… l’essentiel est de ne pas me plonger moi-même dans un état de doute ou de panique.

Ce monde peut être un pont très étroit – effrayant à traverser ou même dangereux – mais le seul moment où je suis en danger est si je perd l’équilibre à cause de ma propre peur.

Petite prière inspirée de cet enseignement:

Hachem, s’il te plait, Aide moi à me rappeler que même dans ces moments où je me sens suspendu au dessus d’un vide abyssale, que ma peur de tomber est ce qui peut me jouer des tours. Si je peux m’accrocher à la certitude de Ta présence à mes cotés, de quoi pourrais-je avoir peur ?  Le pont est étroit mais il s’étend jusqu’à une autre rive.

Traduction libre autorisée de Breslov.org

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Mes points positifs sont bien plus précieux que mes échecs

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Le nom de ce mois, Tammuz, peut être réarrangé de deux manières très différentes. On peut lire que « zu tam » – simple et entier, ou « zu Met » – ceci est mort. Rabbi NaHman nous enseigne dans l’histoire de «Le HaHam et le simple » que tout le monde a un choix simple à faire. En se concentrant sur les aspects positifs -même imparfaits- et en profiter comme le fait le simple  « comme le sucre et le miel » – je peux devenir une personne qui sait apprécier chaque évènement. Cette joie dans ma réussite, peu importe sa dimension, construit une base solide pour la poursuite de ma croissance spirituelle et pour un état d’esprit positif en continu.

La voie du « HaHam » -sophistiquée – d’autre part, est le chemin de la mort. Ni la vitalité, ni la joie, ne peuvent survivre au point de vue irréaliste et perfectionniste de la vie du « sophistiqué » .

Cela va être « mon service divin du mois »: choisir de me concentrer sur la joie que m’apporte mes accomplissements, même minimes à la place de mes nombreuses imperfections ou échecs.

Ma vie spirituelle ne peut être construite que sur un fondement de joie, peu importe les évènements.

 

Traduction libre d’un article de Breslov.org

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Avraham, Moshé et moi: une histoire d’indépendance morale et spirituelle

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La lettre associée au mois de Sivan est le Zayin qui a une valeur numérique de 7. Remarquons que Moshé était la 7ème génération de la révélation de D.ieu au peuple Juif, en commençant par Avraham.

Notre patriarche Avraham nous a appris une leçon essentiel dans le service de D.ieu. Le verset dit: « Avraham était un » – il était connu comme étant Avraham Ha’Ivri pas seulement parce qu’il était un « Hébreu », dans le sens de descendant de Ever, mais parce qu’il a vécu une vie d’indépendance morale et spirituelle. « Le monde entier se tenait d’un coté de la rivière et il était de l’autre coté [Mé’Ever]. »

Rabbi NaHman explique que chaque personne doit être prêt à faire face au monde entier pour faire ce qu’il sait être bien. C’est l’héritage spirituel d’Avraham – avoir le courage de suivre le bon chemin même si le monde entier est contre soi. Quand le but est réel, est vrai, notre étincelle d’Avraham nous donne la possibilité de l’atteindre peu importe l’obstacle qui se dresse. Toutes ces générations de Tsadikim ont suivi le chemin d’Avraham jusqu’à aboutir à Moshé, le ‘libérateur’ de la Torah elle même.

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Fort comme un boeuf.

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Le signe astrologique associé à Iyar est le taureau, qui se dit ‘Chor’ en hébreu (ou Tor en araméen.) Une analyse plus profonde nous explique que le boeuf est une bête puissante et fait allusion à la force et le courage à mettre en oeuvre pour servir D.ieu en se maîtrisant.

«Qui est puissant? Celui qui domine ses penchants » nos Sages nous disent dans les Pirké Avot.

Le mois de Iyar est le moment où nous travaillons à surmonter notre penchant naturel à nous livrer aux plaisirs matériels. Au lieu de cela, nous allons travailler à changer de notre point de vue égocentrique, penser aux autres et agir avec retenue.

Ceci est une autre façon de comprendre le commandement de la Torah: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Mettre d’autres personnes avant ma propre conscience signifie que je vais devoir  agir parfois avec beaucoup de retenue.

Ce genre de maîtrise de soi est l’un des éléments les plus importants dans la progression ou la croissance spirituelle. La capacité de retarder le besoin de gratification pour des objectifs valables (du point de vue Juif du terme) est la seule manière de naviguer à travers les exigences fortes et conflictuelles de notre ‘nature mondaine’ afin de rester concentré sur notre croissance spirituelle.

Traduction libre de ‘Strong as An Ox’ de Yehudis Golshevsky sur Breslov.org

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La prière pour combattre l’Amalek d’hier et d’aujourd’hui.

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Pourim est le moment où nous réduisons la force de Haman-Amalek jusqu’à zéro. La valeur numérique du nom Amalek est de 240, le même que « mar », qui signifie en hébreu «amer».

Rabbi Nathan explique que la force intérieure d’Amalek qui affecte chacun d’entre nous s’exprime par un sentiment d’impuissance. Le « Amalek en nous » essaie de nous convaincre que D.ieu n’entend pas nos prières, puisque nous voyons que même si nous avons demandé de l’aide dans certains domaines pour ce qui semble être une éternité, nous ne voyons toujours pas de résultats.

Mais le Baal Shem Tov explique que la prière aide toujours immédiatement… son énergie pourrait bien ne pas avoir été dirigé vers l’objectif que nous avions fixé. Rabbi Nathan ajoute que la prière nous aide, quoiqu’il advienne car elle nous rapproche de Dieu et renforce notre lien avec lui, indépendamment des résultats visibles dans l’immédiat. C’est ce que la vie est vraiment: forger une connexion toujours plus profonde avec Dieu par des paroles sincères de prière et de remerciements.

Au fil de l’histoire de Pourim, la situation du peuple juif est devenu de plus en plus désespérée. Il a fallu que Mordehai et Esther nous incitent à croire en la puissance de nos prières, parce que nous sentions que nous étions « oublié de D.ieu ». Ils nous ont poussé à nous tourner vers Dieu et le décret-complot contre nous a été annulé.

Rav Nathan conclut: « Les mots des Tsadikim sont encore là pour nous inspirer à prier aujourd’hui. Nous devons conserver notre foi dans la puissance de nos prières capables de déplacer le monde entier. Si nous avions vraiment compris l’immense pouvoir de la prière, nous investirions notre énergies en elle et la délivrance serait arrivée il y a longtemps « .

 

Librement traduit de la newsetter « A Sacred Time » de Breslov.org.

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Avez-vous mangé de l’arbre ? Une réflexion sur la nourriture.

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Chaque Juif qui est fier de l’être génère une Hitpa’arut (une fierté) unique dans les cieux. Chaque mouvement que nous faisons active ainsi tous les mondes supérieurs. Le Baal Shem Tov a enseigné qu’Hachem aime chaque Juif beaucoup plus qu’un parent aime son enfant unique et le Zohar, dans le même esprit, dit que si nous réalisions combien Hachem nous aime, nous en serions tellement confus et embarrassé qu’on s’en évanouirait sur place.

Rabbi Nathan explique que Haman/Amalek nia le caractère spécial du peuple juif. C’est pourquoi Haman était si heureux que sa loterie Pour  ait déterminée que son plan pour éradiquer le peuple juif entrerait en vigueur en Adar. Comme nos sages l’expliquent, le mois d’Adar est celui où Moché est décédé. Or Moché est celui qui a révélé le caractère unique du peuple juif en amenant la Torah, but de la création. Grâce à la Torah, Moché a même pu trouvé du mérite au peuple juif malgré le péché du veau d’or.

La principale force de Haman était due à la chute spirituelle du peuple juif mangeant à la fête qu’Assuérus fit célébrer à la suite de ses calculs selon lesquels le Beit Hamikdach ne serait jamais reconstruit.

Nos sages disent que le nom de Haman apparaît dans le verset:

– « Hamin ha’eitz … « 

–  » Avez-vous mangé de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ? « .

Même aujourd’hui, la puissance de Haman / Amalek provient de notre alimentation – et cela ne signifie pas seulement de la nourriture non casher. Comme à la fête d’Assuérus , cela peut signifier la nourriture strictement casher que l’on mange à l’excès ou sans une attitude positive et connectée à D.ieu .

 

Un des buts du jeûne d’Esther est de réparer ce que et comment nous avons mangé tout au long de l’année précédente. Cela nous prépare à la mitsva de manger le jour de Pourim et veille à ce que nous mangions en sainteté et d’une manière qui renforce notre conscience de notre Créateur.

 

Une prière tirée du Likutey Tefillot , I: 60 de Rabbi Nathan

Maître du monde, Tu connais mon coeur, tu me connais à l’intérieur et à l’extérieur .

Tu sais que je n’ai aucune idée de la façon de manger avec sainteté .

Il est clair pour toi que je n’ai aucune idée de la façon de manger à hauteur de mes besoins et sans désir exagéré et interdit.

S’il te plaît,  protège moi d’une mauvaise attitude dans la nourriture et la boisson.

Et s’il te plaît enseigne-moi comment jeûner correctement lorsque cela est nécessaire.

Traduction libre (et autorisée) de Did you eat from the tree ? © Breslov Institute – Yehudis Golchevsky

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Les miracles de la vie

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Rabbi Nahman de Breslev nous enseigne 

Machia’h ne viendra que lorsque les gens cesseront de penser que les miracles qui sont constamment autour de nous ou en nous sont le fait de la « nature ».Likoutey Moharane I: 7

Qu’est-ce que cela signifie pour moi ?

Normalement, nous voyons les miracles comme des événements qui transcendent l’ordre naturel. Ici, Rabbi Nahman nous dit que la prise de conscience de l’ère messianique est:

  • que rien n’est naturel,
  • tout est miraculeux,
  • guidé par la forme la plus directe de la Divine Providence.

Même si c’est l’état d’esprit de l’avenir, il n’y a pas meilleur moment que le présent pour le cultiver.

 

Traduction libre autorisée par le Breslov Research Intitute . Texte original par Yehudis Golshevsky.

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Le voeu le plus cher de Rabbi Nahman

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Un enseignement de Rabbi Nahman:

Le voeu le plus cher de Rabbi Nahman est que l’on puisse vivre ses enseignements sur le plan pratique et les accomplir selon leur sens simple.

Il voulait que les gens comprennent tout ce qui était implicite dans ses paroles et qu’ils y glanent des conseils pour eux-mêmes constamment.

Quoi qu’il nous arrive, à tout moment, jour et nuit, à la maison ou en dehors, jeune ou vieux, pour des questions personnelles ou des problèmes à la maison, dans notre comportement envers ceux qui nous sont le plus proche et le plus cher ou ceux qui sont plus éloignés de nous – il n’existe pas de situations affectant nos vies pour lesquelles nous ne pouvons trouver dans les enseignements de Rabbi Nahman, des conseils avisés et la voie à suivre.

C’est vrai que nous soyons “en bas” moralement ou spirituellement, D.ieu préserve, ou dans n’importe quelle situation que nous rencontrons dans nos vies.

Rabbi Nathan – Healing Leaves p.114

Qu’est-ce que cela signifie pour moi?

livre

Je me rappelle une fois avoir rencontrer un véritable kabbaliste d’une longue lignée de mekoubalim qui a dit à mon mari:

– “Comment pouvez-vous comprendre quoi que ce soit de la grande oeuvre de Rabbi Nahman, le Likoutey Moharan,  si vous n’êtes vous-même un mekubal ? C’est 100% de la Kabbale !”

Mon mari ne voulut pas contredire un tel grand Rav, mais après notre départ , il me dit:

– “C’est l’une des différences entre un Mekoubal et un Hassid . Peu importe le niveau élevé des leçons de Rabbi Nahman, je sais qu’il y a toujours quelque chose de pratique et terre-à-terre à appliquer à ma vie quotidienne dans chacune des ses leçons”.

Dans cet extrait, Rabbi Nathan souligne à quel point nous pouvons tirer conseils en permanencedes enseignements de Rabbi Nahman –  et que nous ne pouvons le faire que si nous nous appliquons vraiment à leur étude, au meilleur de nos capacités.

Texte original par Yehudis Golshevsky. Traduction et diffusion autorisée par le Breslov Research Institute.

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Etes-vous le premier homme ?

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J’ai parlé une fois avec quelqu’un et lui ai demandé:

– Êtes-vous la première personne née?  [En référence à la question que les amis de Job lui ont demandé en réponse à ses plaintes amères.]

Rachi explique qu’il faut comprendre leur question de la manière suivante:

– “Êtes-vous né avant Adam, le premier homme, pour être en mesure de savoir ce qu’il est arrivé à chaque personne dans le monde?”

Chaque personne peut appliquer cette pensée à tout ce qu’il subit. Êtes-vous nés avant Adam pour comprendre ce qui est derrière ce que chaque personne endure?

La seule raison pour laquelle une personne est placée dans ce monde est de passer par tout ce qu’il doit. Il doit être aussi fort et solide que possible pour tout supporter dans la vie.

Peut importe ce qu’une personne endure, il doit espérer, aspirer et attendre D.ieu et en aucun cas désespérer de la miséricorde que D.ieu nous accorde.

 – Rabbi Nathan – Extrait de Healing Leaves

Qu’est-ce que cela signifie pour moi?

Que peut-on ajouter à ces paroles de Rabbi Nathan?

Ces mots rappellent d’être clair sur les limites de notre compréhension et point de vue, et de se concentrer sur l’endroit où se situe sa tache, même confronté à des épreuves.

Une personne ayant la foi n’est pas aveugle devant la dureté de la vie, juste un peu plus ouverte à l’idée que les jugements de D.ieu sont supérieurs à notre capacité de les interpréter.

 

Traduit de l’anglais avec la permission du  Breslov Research Institute (www.breslov.org).

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