Es-tu un « retardataire » ?

Rabbi NaHman nous a enseigné:
« Saches qu’il existe un certain arbre avec des feuilles qui y poussent. Chaque bourgeon met une centaine d’année à se développer. On peut supposer qu’en cent ans, cet arbre subira des hauts et des bas. Mais à l’issue de ces cent ans, l’arbre éclate en fleurs comme un canon. Le parallèle est évident… »
Même si Rabbi NaHman parle d’une plante qui existe vraiment, il voulait mettre l’accent sur cette histoire comme une parabole (comme ses contes…). Certains plantes mettent le temps d’une vie humaine pour fleurir (oui, cela existe comme par exemple certaines variétés de bambou), mais quand ces bourgeons éclosent… wow.
Peut-être que je suis aussi un « retardataire » ? Peut être qu’en faisant mon introspection je sens, qu’après toutes ces années, je n’ai pas été jusqu’à où j’aurais du être ? Rabbi NaHman dit « Reste accroché… tu n’es pas encore fini. Et si tu tiens bon, que tu passes tes hauts et tes bas, tu finiras par éclore. »
Prière inspirée de cet enseignement: 
Toute Ta création a un message à me délivrer pour m’aider à me rapprocher de Toi.
Aide-moi s’il-Te-plait à me rappeler de cet arbre qui « subit ce qu’il doit subir » tout au long de sa longue vie.
Qui tient bon jusqu’a ce qu’il éclate en fleurs.
Aide-moi à voir que cette arbre, c’est moi.

Traduction libre autorisée d’un article de breslov.org.

La témérité spirituelle

L’Homme, joyau de la création, a été créé libre. Il peut s’il le désire, créer son propre malheur. Rien n’est plus simple; il lui suffit pour cela de sombrer dans le désespoir et l’illusion. […] Le pessimisme naturel est le fruit d’une vision erronée de la réalité; il est le produit de l’illusion morbide, elle même nourrie de nos fautes passées.

Parmi ces fautes troublant l’esprit et brouillant l’âme rationnelle, il n’y a pas de source de contamination spirituelle et intellectuelle plus grande que l’utilisation malsaine et dégradante du membre sacré de la procréation. […] C’est aussi l’endroit où la corruption et le vice ont la plus grande facilité à s’infiltrer. […] Chaque relation interdite, désirée ou à plus forte raison consommée, entache son regard sur le monde d’un soupçon supplémentaire d’égoïsme.

La solution ?

Oublier son passé. Parler avec Hachem. Respecter Chabbat. Recommencer.

Le futur n’a aucune raison d’être un remake du passé. Il faut d’abord croire qu’un nouveau départ est possible, à chaque instant. Il ne faut jamais succomber à la tentation du rabâchage, et à l’inverse se vouer à la pratique d’une amnésie volontaire de son passé aussi troublant ou éprouvant qu’il a pu être. C’est le premier secret de la Téchouva. Dés que tu as accepté cet enseignement dans sa profondeur, plus rien ne peut briser ton retour vers ta véritable nature, ton retour vers Hachem.

Le second secret du retour consiste à s’adresser à Hachem dans sa langue maternelle et dans un langage qui vient du coeur aussi simplement que de parler à son père ou son ami. Même si, au début, cela te semble difficile, presque impossible et qu’aucun mot ne peut sortir de tes lèvres ou de coeur. Même s’il te semble que personne ne s’intéresse à ce que tu dis ou que personne ne t’entend. Persévère. Il n’y a pas besoin de paroles complexes ou de langage érudit façon Molière. Oblige-toi simplement à parler avec Hachem avec TES mots un moment fixe chaque jour. Si tu accomplis cet exploit, tu t’inscris dans l’objectivité de l’héroïsme hébraïque, car l’essentiel de la hardiesse tient dans l’assiduité et dans la persévérance.

Le troisième secret est lié à chabbat. Celui qui respecte chabbat de tout son coeur, dans la joie et qui ne se tourmente pas de ses préoccupations mondaines reçoit en retour une vitalité divine et retrouve un désir de spiritualité lui permettant de découvrir que les cieux sont grands ouverts pour lui.

Adapté du livret « Les Cieux sont ouverts » publié par Breslev Yavniel du Moharoch.

Berechit Bara Elokim

"Berechit Bara Elokim..." - "Au commencement, l'Eternel créa..."

La valeur numérique de ce verset correspond à: « Kodem Kol, Bara Elokim Téchouva » – « L’Eternel créa avant tout, le repentir », pour faire allusion à ce qui est écrit dans le Zohar, qu’au moment où Hachem créa l’univers, il se référa à la Torah pour créer chaque élément. Comme il est dit dans le verset « Vaéhyé Etslo Amon » – « alors j’étais à ses cotés, comme un nourisson » (Proverbe Ch. 8 -v. 30). Nos sages ont enseigné qu’au lieu de lire « Amon » (nourrisson), nous devons lire « OUMAN » (artisan).

Lorsqu’Hachem voulu créer l’Homme, Il se référa à la Torah qui lui dit:

« Cet Homme fera certainement du mal et lorsqu’il transgressera Ta volonté, Tu l’anéantiras et Tu en fera de même du monde que Tu as créé pour lui. Alors pourquoi créer pour détruire ensuite ? »

Hachem répondit:

« J’ai avant tout créé la Téchouva pour l’homme. Car malgré ses fautes, s’il se repent, ma main droite sera tendue pour l’accueillir, et j’expierai toutes ses mauvaises actions. »

Extrait du livre Ginzei Hamelekh (Les Trésors du Roi) – Tikoun Hatéshouva – Chapitre 1 de Rabbi Yaacov Abeh’ssera

 

 

S’attacher à Hashem ou au Tsadik ?

Le Tsadik est un modèle spirituel qui sait guider sur la bonne voie, celle du rapprochement
vers Hachem, en mettant à disposition les outils et les paroles adaptés à chacun.

Il arrive que des vrais Tsadikim parlent avec des gens dont le comportement est loin d’être parfait… […]

Le Tsadik élève alors son propre esprit pour l’unir à Hachem, et de même l’esprit du « méchant » s’en trouve emmené vers D.ieu. Le vrai Tsadik parvient alors à faire se repentir les pires pécheurs, en contractant son esprit afin de descendre à leur niveau et, en leur parlant avec une merveilleuse sagesse et une grande éloquence, parvient à faire remonter toutes ces conversations vers le Saint-Béni-Soit-il. […] Il transforme ces conversations [sur des sujets profanes] et en fait une parure dans laquelle brille la lumière éclatante de la Torah. […] 

Si le Tsadik commençait par parler immédiatement de Torah avec ce genre de personnes, il ne lui ferait aucun bien, et au contraire pourrait les rendre encore pire * *. Cela reviendrait à lui faire ingérer du poison, du fait de sa méchanceté, et son hérésie serait renforcée. Elle se trouve tellement loin de la Torah qu’il faut lui présenter d’une manière différente.

Likouté Moharane 91, tome 2.

On voit que les vrais tsadikim peuvent s’attacher à D.ieu grâce à leur sagesse, leurs connaissances et leur détachement du monde matériel. En s’attachant à eux, ils nous ouvrent la voie, en se mettant à notre niveau, et en nous propulsant avec eux dans les hauteurs spirituelles.

Pour le Juif simple, s’attacher à D.ieu  sans s’attacher au Tsadik reviendrait aujourd’hui à vouloir faire un trajet en avion en prenant la place du pilote… sans avoir de notion pilotage.

Pour le « méchant », n’ayant pas ce désir de rapprochement avec D.ieu, le Tsadik, en parlant avec lui, en masquant des paroles de Torah dans la conversation, l’aide à s’élever petit à petit et surtout lui évite de s’éloigner encore plus.

 

Petite prière inspirée de cet enseignement

Hashem, Aide-moi s’il Te plait, à m’attacher aux paroles du Tsadik, qui a fait descendre la face cachée de la Torah à un niveau que mon âme comprend. 

Aide-moi à écouter ces paroles, à travers ses écrits, ceux de ses élèves de la première heure et ceux des élèves de la génération actuelle.

Car la réparation de mon âme et mon rapprochement vers Toi, ne pourront se faire sans ces encouragements permanents.

 

 

* « Car les voies de D.ieu sont droites  et les Justes pourront les emprunter, alors que les pécheurs y trébucheront.  » Osée 14-10.

* « S’il est méritant cela devient de l’élixir de vie pour lui, sinon ce sera du poison. » Talmud Babli Yoma 72b.

Juste d’un cheveu…

Chaque pas vers Hachem, même de l’épaisseur d’un cheveu a une signification inimaginable.

Parfois, je peux me sentir submergé par l’éloignement de mon idéal spirituel.

Rabbi NaHman nous a offert les encouragements nécessaires pour nous aider à voir la situation avec le bon point de vue. Un être humain vivant dans un monde physique est en permanence imprégné et entouré par l’attraction du matériel. Cela signifie que chaque mouvement vers quelque chose de spirituel ira à l’encontre d’un courant physique puissant.

Et pour une personne encore plus terre à terre, plus attachée au matérialisme, ce courant sera encore plus fort. Chaque pas vers Hachem, même de l’épaisseur d’un cheveu a donc une signification inimaginable.

Rabbi NaHman utilise une comparaison ‘physique’ pour transmettre cette idée: Imaginez-vous à l’épicentre d’un cercle, correspondant au monde physique où nous sommes. Imaginez des rayons qui s’étendent vers le périmètre, qui représente le monde spirituel.

Lorsque vous êtes au milieu, un micro mouvement peut sembler extrêmement petit, mais si on le projette sur le périmètre, on constatera que l’arc correspondant est beaucoup plus grand qu’on pourrait penser. Si maintenant on étend le cercle à l’infini, l’arc projeté le long du périmètre sera lui aussi infini.

Donc si ce petit acte « ici-bas » à l’épicentre semble si petit, c’est uniquement parce que nous n’avons pas les yeux pour le voir « s’étendre vers l’extérieur » dans le domaine spirituel.

Si nous pouvions voir combien d’années-lumières nous parcourions avec un simple pas vers Hachem, aussi petit soit-il, nous courrions en permanence vers tous les actes à notre portée.

 

Petite prière inspirée de cet enseignement

Hachem, Soit avec moi pour que je puisse me rappeler en permanence que chacun de mes actes est lié à l’infini à travers la force de mon étincelle de lumière divine. Le plus petit pas vers Toi, ici-bas sur Terre, correspond à des années lumières de voyage vers le monde spirituel.

Basé sur la leçon 48 Tome 2 du Likoutey Moharane – Traduction libre autorisée d’un article de Breslev.org

Nous avons tous les outils pour être joyeux !

La joie est la source du renforcement spirituel, donc se maintenir en bonne santé spirituelle signifie avoir un état d’esprit positif et gai.

Rabbi NaHman nous enseigne que nous devons avoir « une multitude d’outils de réjouissement à notre disposition » – et c’est tout un art !

Ceux qui travaillent dur sur leur spiritualité risquent de se prendre trop au sérieux et épuiser leur énergie à cause de leur auto-critique.

Est ce que la musique me met de bonne humeur ? Est ce que je danse tous les jours (« Minhag » Breslev très fort) ? Suis-je à l’aise d’avoir l’air parfois un peu ridicule ?  Tant que je ne viole pas les trois règles d’or de Rabbi NaHman sur l’humour: pas de grossièretés, pas d’égocentrisme et aucun cas indisposer les gens, je devrais faire comme il le dit: «Allez-y et plaisanter! »

Petite prière inspirée de cet enseignement

Hachem, s’il Te plait remplit mon esprit d’une véritable joie juive.

Renforce mon coeur, Donne moi l’énergie et Aide moi à faire de la joie de vivre une priorité dans ma vie.

S’il Te plait écarte loin de moi la mélancolie et l’inaction parce que j’ai besoin de tous les outils disponibles pour Te servir !

Traduction libre autorisée d’un article de Yehudis Golchevsky sur Breslov.org.

Basé sur le Likouté Moharane 261.